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Pour une meilleure journée mondiale des jeunes

Contente de remarquer, principalement à travers les réseaux sociaux, l’ensemble des manifestations autour de la journée mondiale de la jeunesse, ce vendredi 12 Aout. Je félicite surtout l’initiative du premier symposium de la jeunesse organisée en Haïti, vite on comprend que la jeunesse en tant que tranche d’âge construit sa légitimité en termes de représentation comme groupe d’individus pouvant participer à l’élaboration du projet de développement dans la société haïtienne. Sans doute a-t-on abordé des questions liées à l’épanouissement de la jeunesse, autonomie, développement et autres, à cet ordre d’idées pour une meilleure journée mondiale des jeunes, mon regard s’est tourné entre temps sur les jeunes en prisons. Ces jeunes sont donc représentés comme des jeunes délinquants alimentant le phénomène de délinquance,  délinquance juvénile définit quant à elle, comme étant l’ensemble des « infractions commises par les adolescents, punissables aux termes du code pénal et causant un dommage évident à autrui (Cusson, 1989 : 13) . » Ces jeunes en prison constituent donc un groupe marginalisé, qui aujourd’hui sont des morts civils et politique, et sont des exclus de l’élaboration du projet de société qu’on vente tant. Mais comment peut-on pallier à ce phénomène et inclus plus de personnes possibles dans le système social, comment ne plus laisser personne en marge ?

La délinquance juvénile à combattre.

Jeunesse libre!

Jeunesse libre!

La délinquance juvénile est l’un des plus grands fléaux dans la société de nos jours, ce phénomène est très complexe. De manière générale, le discours sur la jeunesse produit des considérations contradictoires. Porteuse d’espoir et de potentialités, la nouvelle génération est tournée vers l’avenir et représente la société de demain pense certains, a l’inverse, en tant que nouvelle génération, elle se développe à l’encontre de l’ancienne et impose de nouvelles normes, de nouvelles références, qui sont un danger pour l’ordre établi. La délinquance juvénile, problème générationnel s’il en est : il semblerait qu’à toutes les époques, la jeunesse ait pu représenter un trouble, voire un danger, une menace à gérer. Cette conception double de la jeunesse articule le débat sur l’incarcération des mineurs, considérés comme des fauteurs de troubles et déviants, les jeunes délinquants sont punis sans clémence avant qu’ils ne s’engagent dans un véritable « parcours déviant » dont on ne pourra pas les extirper. Comme nous l’avons dit, la délinquance juvénile comme voie qui conduit à l’incarcération doit être au centre des politiques de société, et la lutte contre la délinquance juvénile en Haïti est portée surtout sur la répression. Mais s’il faut comprendre avant tout que les mineurs sont des délinquants certes, mais ils sont surtout des individus en construction, qui manquent encore de repères et de références, les mineurs de justice sont avant tout des enfants que l’on doit protéger (notamment de leur cadre familial, ou de leur environnement social), peut-on dire que l’incarcération des mineurs délinquants est la réponse a la délinquance juvénile ? Peut-on résumer la question de la délinquance des jeunes mineurs par le Droit ?

Aborder la question de l’incarcération avec le Travail Social.

En Haïti, Les débats sur le « juste » et le « bon » à propos du traitement de la délinquance juvénile intéressent dans une moindre mesure le travail social comme discipline ayant comme souci la promotion de la justice sociale, ici il revient de comprendre que la redistribution inégalitaire des capitaux dans la société ( social, économique et culturel) n’ont que pour effet de générer des problèmes sociaux tel que la délinquance juvénile, le travail social dans un premier temps dans le cas de ce sujet a pour le moins le mérite d’éclairer  les lanternes sur la question de l’injustice sociale dont la majorité des mineurs sont donc victime, et amener à se poser des questions surtout sur les trajectoires de vie des jeunes et des mineurs en prison. Qui sont généralement les mineurs en prison ? D’autre part, la décision d’incarcérer est-elle socialement sélective ? Ne touche-t-elle pas majoritairement les franges les plus marginalisées et désaffiliés de la population ? Que révèlent les études des mandats de dépôt décernés au Tribunal sur les profils sociaux de ces détenus mineurs ? N’est-ce pas les mineurs issus des « classes inférieures » de l’espace sociale, en difficulté scolaire, ou non insérés dans des filières professionnalisant, et qui ne vivent avec leurs parents biologiques qui font le plus l’objet de ce type de réponse pénale. N’y a-t-il pas une certaine homogénéité dans les profils sociaux de ces mineurs incarcérés ?

Après tout, étant une profession qui se distingue de nombreuses filières des Sciences humaines et sociales ayant comme objet d’étude généralement individu et société, le Travail social a cet ordre doit se faire remarquer pour son côté pratique, il revient surtout à des professionnels de Travail Social, de participer dans des mesures éducatives surtout pour ces jeunes. Leur rééducation et leur insertion doivent constituer les nouvelles stratégies pour pallier à ce phénomène car comme nous le dit Loïc Wacquant la privation de liberté des individus dans un pays démocratique ne peuvent se justifier que si on les rend meilleurs pour la société.

Pour une meilleure journée mondiale des jeunes, luttons pour la justice sociale.

 

 

 

 

 

 

2 commentaires

  1. Eujudnie Philistin · août 13, 2016

    Bravo ma Chère! on espere que via tes ecrits, tu parviennes à aiguiser l’intérêt des autorités afin que ces derniers appréhendent ledit phénomène et agissent en conséquence.

  2. Paulson MAXIME · août 13, 2016

    Merci d’attirer l’attention sur ces victimes qui, dit-on, devrait représenter l’avenir